Ah, les amis...
Il y a ceux qui vous sortent un jour que leurs priorités ont changé et vous font comprendre à demi-mot que vous ne faites plus partie de ces priorités, et qui s'étonnent par la suite que vous ne soyez pas à leur disposition le jour où ils daignent à nouveau vous accorder un peu d'attention. Il y a ceux qui vous prétendent deux fois par an (les bonnes années, et uniquement quand c'est vous qui prenez des nouvelles, bien sûr) qu'ils vous adorent et qu'ils pensent toujours à vous malgré le fait qu'ils n'ont pas de temps à vous accorder, ce qui vous fait une belle jambe, il faut bien l'avouer. Il y a ceux qui sont très présents quand ils ont besoin de votre écoute attentive et de vos bons conseils quand ils galèrent mais qui, le jour où ils vont bien et où c'est vous qui avez besoin de soutien, disparaissent de la circulation. Il y a ceux qui ont une grande gueule et disent ce qu'ils pensent mais qui n'acceptent pas que vous fassiez la même chose. Il y a ceux qui sont toujours bien contents quand vous organisez des retrouvailles mais qui ne se bougent jamais pour faire de même. Il y a ceux qui s'éloignent pendant quelques années pour atteindre un objectif important, que vous soutenez corps et âme pendant cette période difficile, et qui, une fois l'objectif atteint, ne reviennent finalement pas.
Il est évident que ces amis-là n'en sont pas vraiment, mais il faut toujours un peu de temps pour s'en rendre compte, avoir mal, puis tenter de passer à autre chose, sans toutefois réussir à se défaire complètement d'un sentiment de trahison. A tous ceux-là, je dédie la chanson de Bénabar, Tu peux compter sur moi.
Mais vous, qui savez que l'amitié n'est pas un sentiment anodin et, qu'au même titre que l'amour, elle s'entretient jour après jour, merci d'être là.
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