Moitié kangourou, moitié perroquet...c'est une souris

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tu peux compter sur moi

Ah, les amis...

Il y a ceux qui vous sortent un jour que leurs priorités ont changé et vous font comprendre à demi-mot que vous ne faites plus partie de ces priorités, et qui s'étonnent par la suite que vous ne soyez pas à leur disposition le jour où ils daignent à nouveau vous accorder un peu d'attention. Il y a ceux qui vous prétendent deux fois par an (les bonnes années, et uniquement quand c'est vous qui prenez des nouvelles, bien sûr) qu'ils vous adorent et qu'ils pensent toujours à vous malgré le fait qu'ils n'ont pas de temps à vous accorder, ce qui vous fait une belle jambe, il faut bien l'avouer. Il y a ceux qui sont très présents quand ils ont besoin de votre écoute attentive et de vos bons conseils quand ils galèrent mais qui, le jour où ils vont bien et où c'est vous qui avez besoin de soutien, disparaissent de la circulation. Il y a ceux qui ont une grande gueule et disent ce qu'ils pensent mais qui n'acceptent pas que vous fassiez la même chose. Il y a ceux qui sont toujours bien contents quand vous organisez des retrouvailles mais qui ne se bougent jamais pour faire de même. Il y a ceux qui s'éloignent pendant quelques années pour atteindre un objectif important, que vous soutenez corps et âme pendant cette période difficile, et qui, une fois l'objectif atteint, ne reviennent finalement pas.

Il est évident que ces amis-là n'en sont pas vraiment, mais il faut toujours un peu de temps pour s'en rendre compte, avoir mal, puis tenter de passer à autre chose, sans toutefois réussir à se défaire complètement d'un sentiment de trahison. A tous ceux-là, je dédie la chanson de Bénabar, Tu peux compter sur moi.

Mais vous, qui savez que l'amitié n'est pas un sentiment anodin et, qu'au même titre que l'amour, elle s'entretient jour après jour, merci d'être là.

Sans trucage

Chut !

Voici une jolie perle entendue hier lors d'une fête rassemblant vingt-cinq personnes dont sept enfants. Alors que les petits trouvaient que les grands faisaient trop de bruit en parlant (ce que je ne leur reprocherai pas, étant moi-même sortie bien fatiguée de cette journée bruyante), les empêchant d'entendre leur dessin animé, le plus grand de mes neveux nous a dit que nous n'avions qu'à chuchuter. Ce mot n'existait pas, il l'a inventé, et il a fort bien fait je trouve : voilà un mot qui dit bien ce qu'il veut dire.

J'ai donc depuis hier un nouveau mot à mon vocabulaire.

Décompte macabre

Moi, si j'étais la grippe saisonnière, qui tue trois fois plus que la grippe A, je serais jalouse de tout le foin qu'on fait autour de ma cousine. Pourquoi est-elle la seule à avoir le droit à un décompte macabre à chaque décès ? Je pense que, si j'étais la grippe saisonnière, je rassemblerais toutes mes copines (par exemple le cancer, le sida, la voiture, la dépression, la crise cardiaque, le diabète et, tant qu'à faire, la vie aussi, dont personne ne sort jamais vivant) afin que nous militions pour avoir notre décompte aussi.

C'est vrai, quoi, pourquoi serait-elle la seule à avoir son heure de gloire ?

Ca m'éneeeeeeeeeeeeeerve !

Je me sens une âme d'Helmut Fritz ce matin. Il y a des jours comme ça où plein de petits riens font un beaucoup et ne me donnent qu'une seule envie : me recoucher ! Ca commence par des petits imprévus qui font perdre quelques précieuses secondes dans un timing déjà bien trop serré le matin (en vrac : évacuation d'un énième cadeau de miss Kiwi, constatation que le spray nasal est presque vide et donc fouille de l'armoire à pharmacie pour trouver le deuxième flacon, eau chaude au lieu de froide pour diluer du Lysomucil donc rebelote avec un deuxième sachet, ...). Chaque couac énervant un peu plus, le couac suivant est forcément moins bien géré (oui, même énervée je suis lucide sur les conséquences néfastes d'un énervement, mais ça ne m'aide quand même pas dans les faits). Et au final, on rate le bus. Et du coup on peste sur l'humanité tout entière, ou du moins celle qui part travailler en voiture, qui elle, bien évidemment, n'est pas consciente du fait qu'une seconde le matin, c'est précieux, et qu'il ne faut surtout pas que des bêtises viennent enrayer la machinerie. Et on en viendrait presque à envier monsieur Yayef qui prend la voiture et dont l'heure de départ peut varier sans conséquence de cinq minutes dans un sens ou dans l'autre. Si j'en avais un, je donnerais mon royaume pour cinq minutes de battement le matin. Pour moi, cinq minutes de retard au départ, ça fait plus d'une demi-heure de retard à l'arrivée (vive la théorie de la relativité...). Et au final, on fait preuve de mauvaise foi. Et là, une fois lancée dans la voie de la mauvaise foi, ça ne s'arrête plus. On râle sur le train bondé, on râle sur la petite vieille qui s'acharne sur le bouton au passage pour piétons comme si ça allait changer quelque chose, on râle sur les piétons qui se croient tout permis et décident tout d'un coup de traverser au rouge et bloquent donc le carrefour parce que les voitures s'arrêtent pour les laisser passer (et on pense, pour une fois, "Mais foncez dans le tas, ça leur donnera une bonne leçon !"), on râle sur un ami qui nous a conseillé un forum simple mais tellement simpliste qu'il ne propose pas les fonctionnalités élémentaires qu'on peut attendre d'un forum...

Et puis on se dit que ça suffit comme ça, que si la journée doit continuer de la sorte, ça va vite devenir invivable. Et comme ça ne se fait pas de hurler à travers toute la fac, on décide de prendre son autre arme radicale contre l'énervement : la plume. Enfin, le clavier. Et on se défoule. Et on se dit que ce n'est pas plus mal parce que ça fait un billet de plus sur un blog un peu délaissé ces derniers temps. Et on respire mieux et on relativise. Oui, j'ai raté mon bus, mais j'ai la chance d'avoir un travail qui me laisse une grande liberté dans mes horaires (et d'ailleurs je suis toujours la seule dans le bureau). Oui, je dois gérer correctement mon temps le matin, mais j'ai le loisir de continuer à me réveiller dans le train, à lire tranquillement, sans devoir être attentive à la circulation et subir les bouchons. Oui, en effet, le forum ne me convient pas, mais je n'avais qu'à le tester au préalable. En revanche, les acharnés du bouton aux passages pour piétons et les inciviques (piétons ou pas), ça, ça m'énervera toujours. Il ne faut rien exagérer, je n'ai pas envie de tout relativiser quand même, restons sérieux.

Bon, ça va mieux. Au boulot maintenant.

Certains multiplient les pains

Kiwi, elle, multiplie les bestioles.

Avant :

Une souris

Après (âmes sensibles s'abstenir) :

Lire la suite...

Souvenir de Lille

Comment ça, c'est une drôle d'idée d'aller à Lille et de surtout retenir ça ?

Une fondue au chocolat

En apesanteur

Depuis qu'on s'était décidé à aller chez Mickey, on ne me parlait plus que de ça. Et on me disait qu'il fallait absolument que je le fasse, que c'était génial. Et depuis qu'on s'était décidé à aller chez Mickey, me connaissant bien, je savais que c'était une très mauvaise idée. Et puis est arrivé le moment fatidique où il a fallu que je me décide. Je ne sais pas quelle zin m'est passée par la tête à cet instant et m'a poussée à entrer dans ce machin. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai fait le spectacle à moi toute seule, pleurant, hurlant, broyant la main de monsieur Yayef, qui n'a même pas pu profiter de l'aventure, trop occupé qu'il était à me parler à l'oreille pour me calmer. J'ai cru mourir plusieurs fois, et le pire, c'est qu'au moment où je croyais que ça allait forcément se terminer, ça reprenait de plus belle.

Certes, c'est la meilleure attraction du parc, l'ambiance et les sensations sont extraordinaires. Certes, je pourrai dire que je l'ai fait. Certes, je pourrai même dire que j'y ai survécu. Certes, je ne resterai pas dans l'expectative en me demandant si je n'aurais pas mieux fait d'essayer. Certes, j'ai acheté un magnet pour m'en souvenir.

Mais PLUS JAMAIS je ne mettrai les pieds dans la Tour de la Terreur.

Un chat qui attire les souris

On nous a toujours dit que le moyen le plus efficace et le plus écologique pour se débarrasser des souris dans une maison était d'avoir un chat. J'ai des doutes. Nous n'avions pas de souris avant d'avoir Kiwi, et là c'est la deuxième fois qu'elle nous en ramène une, la laisse s'échapper et se planquer dans un coin inaccessible, et donc nous laisse le soin de la chasser sauver nous-mêmes.

A ce rythme, je vais devenir le moyen le plus efficace et le plus écologique pour se débarrasser des souris dans une maison.

Michael Jackson, 1958-2009

Je regarde l'hommage à Michael Jackson à la télévision, et je suis très émue. Des souvenirs magiques liés à cet immense artiste jalonnent mon enfance et mon adolescence.

Je me souviens de la première diffusion du clip Thriller à la télévision. Lorsque la speakerine a demandé d'éloigner les enfants de la télévision, Frérot et moi, crâneurs, nous sommes regardés en nous disant que nous étions grands et que nous n'aurions même pas peur. Ben tiens...

Je me souviens du poster de Thriller que j'avais dans ma chambre, dans laquelle Frérot, toujours lui, n'osait du coup plus entrer.

Je me souviens du 33 tours de Bad (que j'ai toujours, d'ailleurs) que mes camarades de classe m'avaient offert pour mes treize ans.

Je me souviens du procès (malheureusement tristement prémonitoire) que notre prof de religion nous avait proposé comme exercice en troisième, vaste entreprise allant de la recherche de documentation préalable au procès lui-même, en passant par la préparation minutieuse des interrogatoires des témoins et des plaidoiries, avec comme question centrale "Michael Jackson et sa musique sont-ils un danger pour les jeunes ?". Je me souviens être restée sans voix quand notre prof, jouant le rôle du juge, m'a demandé pourquoi mon client n'était pas au tribunal; j'avais tout prévu, sauf cette question pourtant évidente. Je me souviens des plaidoiries passionnées de la défense et de l'accusation. Je me souviens de l'attente anxieuse du résultat des délibérations et de la joie d'avoir convaincu le jury populaire.

Je me souviens de l'élocution que j'avais faite sur lui au cours de français, décontenançant ma prof qui n'était pas vraiment du même monde, elle qui vibrait plutôt grâce aux mots de Flaubert ou de Hugo.

Je me souviens de tout cela et, même si, en grandissant, ma passion s'est assagie, je me rends compte aujourd'hui de la place qu'il occupe dans mon univers musical pourtant vaste.

Il est mort comme il a vécu, entre ferveur et incompréhension, mais il restera toujours vivant en tous ceux qui, comme moi, ont grandi avec sa musique et ses clips grandioses.

Et juste parce que j'ai envie de sourire malgré tout ce soir, je vous invite à aller jeter un oeil à ce bel hommage dont je ne me lasse pas.

- page 1 de 38