Moitié kangourou, moitié perroquet, c'est une souris

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Mauvais anniversaire

Aujourd'hui, j'ai pris la décision de ne pas souhaiter un bon anniversaire. Pourtant, Dieu sait que je suis une mordue des dates, que j'adore les anniversaires, le mien ou celui des autres, et que je suis la première à sauter sur l'occasion pour marquer le coup avec une petite attention. Mais là, la coupe est pleine. Je commence à en avoir marre des gens qui considèrent que l'amitié ne s'entretient pas et que, comme je m'investis de toute façon à fond dans mes relations, comme dans tout ce que je fais d'ailleurs, je finirai bien par faire le premier pas pour reprendre le contact. Eh bien non, c'est fini ça. Je ne suis pas qu'une oreille attentive et une épaule sur laquelle pleurer quand vous avez un gros chagrin. Je ne suis pas une marchandise à votre disposition que vous pouvez utiliser quand ça vous chante et que vous laissez ensuite de côté jusqu'à votre prochaine zin. Je suis aussi et avant tout une personne sensible, qui considère qu'une relation, ça ne doit jamais être à sens unique. Si votre vie est trop trépidante pour m'accorder un peu de temps, trop remplie pour me faire une petite place, grand bien vous fasse, mais alors, par pitié, oubliez-moi. Je préfère pas de relation du tout à une relation dégoulinante d'hypocrisie, où on me sort de temps en temps une grande déclaration d'amitié, en étant incapable de la prouver au jour le jour.

La vie est courte, les gens, terriblement courte. C'est pour ça que je ne veux pas perdre une seule journée, que je refuse de me dire un jour que j'aurais dû être plus présente pour telle ou telle personne. Et j'ai besoin qu'on soit présent pour moi. Chacun à sa façon, chacun à son rythme, du moment que la relation est équilibrée. C'est le contrat. Mon contrat. Personne ne vous oblige à le signer. Mais moi, en tout cas, j'en ai fini de perdre mon temps à me battre pour des amitiés forcément vouées à l'échec puisque ne reposant que sur des demi-fondations. La bonne nouvelle, c'est que je regagne du temps pour me consacrer à ceux qui comptent vraiment, et ils sont nombreux, chacun à leur manière.

Je ne souhaite donc pas un bon anniversaire aujourd'hui, mais ne pensez pas que vous n'êtes pas concernés parce que ce n'est pas le vôtre...

Hors contexte

<Machin> on est vendredi après-midi
<Yayef> Oh mais avant midi on était vendredi matin
<Yayef> (profond, ça)

Si je mets le contexte, c'est moins rigolo. Or, comme nous avons bien besoin de rigoler dans ce monde de brutes (je ne le pense pas vraiment mais ça fait bien de le dire, ça fait comme si j'avais l'esprit torturé par les atrocités de ce monde alors que même pas), je ne mets pas le contexte. Maintenant que j'y pense, il n'y a peut-être que moi que ça fait rire, mais c'est un bon début, non ?

Jamais sans mon beurre

Une chose m'étonnera toujours en France : le culte du beurre dans les sandwiches. Car, il faut le savoir, là-bas, les sandwiches contiennent du beurre par défaut. En fait, je ne sais même pas pourquoi je dis "par défaut", puisque quand on demande gentiment s'il est possible d'en avoir un sans beurre, on vous regarde avec un air effaré, limite "Mais elle est pas bien dans sa tête, la dame". Pourtant, avec mon petit cerveau de Belge, je me dis que si je me trouve dans une boulangerie où les sandwiches ont été faits à un moment donné, il devrait être possible de ressortir le couteau et le plateau de fromage ou de charcuterie et de faire le geste commercial de me faire un petit sandwich personnalisé, sans beurre, donc. Eh bien non. Pourtant, c'est plus facile d'ajouter quelque chose (mayonnaise ou beurre) dans un sandwich que d'en enlever, non ? Je n'ai peut-être pas eu beaucoup de chance lors de mes derniers séjours en France, car je n'ai jamais pu m'acheter un sandwich sans beurre. La toute dernière fois, la boulangère fut même tellement agréable avec moi (et pourtant j'avais bien dit les mots magiques) que je suis sortie de la boulangerie avec un délicieux sandwich au pain en disant : "Merci, au revoir, et pour la sympathie, je repasserai".

Aurait-on omis de me faire part de certains us et coutumes de ce pays exotique qu'est la France ? Commettrais-je un impair en faisant une telle demande ? Je m'interroge...

Tu peux compter sur moi

Ah, les amis...

Il y a ceux qui vous sortent un jour que leurs priorités ont changé et vous font comprendre à demi-mot que vous ne faites plus partie de ces priorités, et qui s'étonnent par la suite que vous ne soyez pas à leur disposition le jour où ils daignent à nouveau vous accorder un peu d'attention. Il y a ceux qui vous prétendent deux fois par an (les bonnes années, et uniquement quand c'est vous qui prenez des nouvelles, bien sûr) qu'ils vous adorent et qu'ils pensent toujours à vous malgré le fait qu'ils n'ont pas de temps à vous accorder, ce qui vous fait une belle jambe, il faut bien l'avouer. Il y a ceux qui sont très présents quand ils ont besoin de votre écoute attentive et de vos bons conseils quand ils galèrent mais qui, le jour où ils vont bien et où c'est vous qui avez besoin de soutien, disparaissent de la circulation. Il y a ceux qui ont une grande gueule et disent ce qu'ils pensent mais qui n'acceptent pas que vous fassiez la même chose. Il y a ceux qui sont toujours bien contents quand vous organisez des retrouvailles mais qui ne se bougent jamais pour faire de même. Il y a ceux qui s'éloignent pendant quelques années pour atteindre un objectif important, que vous soutenez corps et âme pendant cette période difficile, et qui, une fois l'objectif atteint, ne reviennent finalement pas.

Il est évident que ces amis-là n'en sont pas vraiment, mais il faut toujours un peu de temps pour s'en rendre compte, avoir mal, puis tenter de passer à autre chose, sans toutefois réussir à se défaire complètement d'un sentiment de trahison. A tous ceux-là, je dédie la chanson de Bénabar, Tu peux compter sur moi.

Mais vous, qui savez que l'amitié n'est pas un sentiment anodin et, qu'au même titre que l'amour, elle s'entretient jour après jour, merci d'être là.

Sans trucage

Sans trucage

Chut !

Voici une jolie perle entendue hier lors d'une fête rassemblant vingt-cinq personnes dont sept enfants. Alors que les petits trouvaient que les grands faisaient trop de bruit en parlant (ce que je ne leur reprocherai pas, étant moi-même sortie bien fatiguée de cette journée bruyante), les empêchant d'entendre leur dessin animé, le plus grand de mes neveux nous a dit que nous n'avions qu'à chuchuter. Ce mot n'existait pas, il l'a inventé, et il a fort bien fait je trouve : voilà un mot qui dit bien ce qu'il veut dire.

J'ai donc depuis hier un nouveau mot à mon vocabulaire.

Décompte macabre

Moi, si j'étais la grippe saisonnière, qui tue trois fois plus que la grippe A, je serais jalouse de tout le foin qu'on fait autour de ma cousine. Pourquoi est-elle la seule à avoir le droit à un décompte macabre à chaque décès ? Je pense que, si j'étais la grippe saisonnière, je rassemblerais toutes mes copines (par exemple le cancer, le sida, la voiture, la dépression, la crise cardiaque, le diabète et, tant qu'à faire, la vie aussi, dont personne ne sort jamais vivant) afin que nous militions pour avoir notre décompte aussi.

C'est vrai, quoi, pourquoi serait-elle la seule à avoir son heure de gloire ?

Ca m'éneeeeeeeeeeeeeerve !

Je me sens une âme d'Helmut Fritz ce matin. Il y a des jours comme ça où plein de petits riens font un beaucoup et ne me donnent qu'une seule envie : me recoucher ! Ca commence par des petits imprévus qui font perdre quelques précieuses secondes dans un timing déjà bien trop serré le matin (en vrac : évacuation d'un énième cadeau de miss Kiwi, constatation que le spray nasal est presque vide et donc fouille de l'armoire à pharmacie pour trouver le deuxième flacon, eau chaude au lieu de froide pour diluer du Lysomucil donc rebelote avec un deuxième sachet, ...). Chaque couac énervant un peu plus, le couac suivant est forcément moins bien géré (oui, même énervée je suis lucide sur les conséquences néfastes d'un énervement, mais ça ne m'aide quand même pas dans les faits). Et au final, on rate le bus. Et du coup on peste sur l'humanité tout entière, ou du moins celle qui part travailler en voiture, qui elle, bien évidemment, n'est pas consciente du fait qu'une seconde le matin, c'est précieux, et qu'il ne faut surtout pas que des bêtises viennent enrayer la machinerie. Et on en viendrait presque à envier monsieur Yayef qui prend la voiture et dont l'heure de départ peut varier sans conséquence de cinq minutes dans un sens ou dans l'autre. Si j'en avais un, je donnerais mon royaume pour cinq minutes de battement le matin. Pour moi, cinq minutes de retard au départ, ça fait plus d'une demi-heure de retard à l'arrivée (vive la théorie de la relativité...). Et au final, on fait preuve de mauvaise foi. Et là, une fois lancée dans la voie de la mauvaise foi, ça ne s'arrête plus. On râle sur le train bondé, on râle sur la petite vieille qui s'acharne sur le bouton au passage pour piétons comme si ça allait changer quelque chose, on râle sur les piétons qui se croient tout permis et décident tout d'un coup de traverser au rouge et bloquent donc le carrefour parce que les voitures s'arrêtent pour les laisser passer (et on pense, pour une fois, "Mais foncez dans le tas, ça leur donnera une bonne leçon !"), on râle sur un ami qui nous a conseillé un forum simple mais tellement simpliste qu'il ne propose pas les fonctionnalités élémentaires qu'on peut attendre d'un forum...

Et puis on se dit que ça suffit comme ça, que si la journée doit continuer de la sorte, ça va vite devenir invivable. Et comme ça ne se fait pas de hurler à travers toute la fac, on décide de prendre son autre arme radicale contre l'énervement : la plume. Enfin, le clavier. Et on se défoule. Et on se dit que ce n'est pas plus mal parce que ça fait un billet de plus sur un blog un peu délaissé ces derniers temps. Et on respire mieux et on relativise. Oui, j'ai raté mon bus, mais j'ai la chance d'avoir un travail qui me laisse une grande liberté dans mes horaires (et d'ailleurs je suis toujours la seule dans le bureau). Oui, je dois gérer correctement mon temps le matin, mais j'ai le loisir de continuer à me réveiller dans le train, à lire tranquillement, sans devoir être attentive à la circulation et subir les bouchons. Oui, en effet, le forum ne me convient pas, mais je n'avais qu'à le tester au préalable. En revanche, les acharnés du bouton aux passages pour piétons et les inciviques (piétons ou pas), ça, ça m'énervera toujours. Il ne faut rien exagérer, je n'ai pas envie de tout relativiser quand même, restons sérieux.

Bon, ça va mieux. Au boulot maintenant.

Certains multiplient les pains

Kiwi, elle, multiplie les bestioles.

Avant :

Une souris

Après (âmes sensibles s'abstenir) :

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Souvenir de Lille

Comment ça, c'est une drôle d'idée d'aller à Lille et de surtout retenir ça ?

Une fondue au chocolat

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