S'il y a bien une chose sur laquelle mes détracteurs et mes admirateurs sont unanimes, c'est ma franchise. Je dis ce que je pense au moment où je le pense et comme je le pense, parfois même un peu trop (ça ce sont les détracteurs qui le disent le plus souvent... mais ça arrive aussi aux admirateurs, c'est dire).
Je me demande donc comment, alors que ça fait six mois que je me plains haut et fort d'une situation et que je me bats pour que ça change, quelqu'un (*) qui est censé être directement concerné et, qui plus est, me connaît depuis plus de dix ans, a pu me dire que c'était la première fois que je lui en parlais. J'en suis restée comme deux ronds de flan, sciée, incapable de dire quoi que ce soit. Et quand j'ai raconté ça à ceux qui ont suivi toute cette affaire, ils étaient aussi estomaqués que moi, eux qui ont été témoins des longues conversations, des nombreux mails et des quelques coups de gueule que j'ai eus à ce sujet avec lui.
J'ai donc plusieurs hypothèses. Soit il est consciemment de mauvaise foi et dans ce cas je lui tire mon chapeau, c'est un champion du monde. Soit il est de bonne foi et n'a vraiment pas cru que la situation était aussi sérieuse et c'est vraiment la preuve qu'il n'en a rien à faire des sentiments des autres et qu'il me connaît bien mal. Soit il vient d'une autre planète et ne comprend pas notre langue...
Sachant que je sais qu'il m'a menti délibérément très récemment - me prenant au passage pour une idiote tombée de la dernière pluie -, je pencherais plutôt pour la première solution. Ce qui rejoindrait d'ailleurs l'avis d'aucuns qui l'ont traité, dans d'autres circonstances, de manipulateur.
Quoi qu'il en soit, quand tout ceci sera fini, c'est sans regret que je le rayerai de ma vie. Il a définitivement perdu ma confiance - je le lui ai d'ailleurs dit il y a un moment mais du coup je me demande s'il a vraiment percuté - et j'aurais tendance à dire, de façon fort peu modeste mais ô combien réconfortante (après tout on n'a que le bien qu'on se fait) que le perdant dans l'histoire, c'est lui.
N'empêche que je n'aime pas ça et que j'ai hâte que ce soit derrière moi.
(*) Non, ce n'est pas monsieur Yayef.
Derniers commentaires